« Nous ne sommes pas en rupture de stock de carburant. Nous en avons encore pour plus de trois mois, en attendant d’autres commandes. Mais nous devons les utiliser de manière très prudente », a déclaré Bidier Budimbu, ministre congolais des Hydrocarbures, devant un parterre de journalistes mercredi 6 avril.
Il assure avoir résolu le problème de ravitaillement de stations-services. Mais il faut s’adapter à la situation actuelle, martèle-t-il. « Il ne faut pas que les gens s’achètent des nombres exorbitants des litres de carburant. Cela va permettre au gouvernement de bien gérer le stock pour éviter une pénurie », dit M. Budimbu.
Pour Nicolas Kazadi, ministre congolais des Finances, « le gouvernement veut stabiliser les prix à la pompe pour éviter la flambée du prix des transports et éventuellement des biens de première nécessité ».
D’après lui, « si la situation persiste au niveau international, le gouvernement va cesser des subventions à l’approvisionnement des carburants pour le secteur minier ».
La RDC, comme plusieurs pays, est frappée par la rareté des carburants. La Russie, 3e pays producteur du pétrole est sous sanctions de l’Union européenne suite au conflit qui l’oppose à l’Ukraine. Conséquence rareté des produits et hausse de prix de baril. En début de semaine, des longues files d’attente de véhicules ont été observées dans plusieurs stations-services à Kinshasa, capitale congolaise.
« Le monde entier est en crise. Ce n’est pas un problème particulier de la RDC, mais nous travaillons pour atténuer ce choc sur la population », confie Nicolas Kazadi.
Joe Kashama

