Plus de 80 civils ont été tués dans une série d’attaques du groupe armé Codeco dans le territoire de Djugu en Ituri, dans l’est de la RDC, selon un rapport de la Monusco.
Ce nouveau bilan des morts dépasse l’estimation précédente d’au moins cinquante et une personnes tuées. Il s’agissait d’un bilan partagé par les autorités locales immédiatement après l’attaque survenue dans la nuit de lundi à mardi dans cette province. En RDC, la Codeco fait partie d’une myriade de milices qui se disputent les terres et les ressources dans l’est du pays.
Elle cible fréquemment les camps de déplacés, qui se sont multipliés depuis les récentes avancées des rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, à Goma capitale provinciale du Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Malgré un appel régional pour un cessez-le-feu, les armes sont loin de se taire.
Selon les responsables locaux, le M23 progresse lentement vers le sud depuis qu’il a pris le contrôle de Goma, la plus grande ville de l’est du RDC à la fin du mois dernier. Des sources onusiennes affirment que les affrontements lors de la prise de Goma par les rebelles du M23 ont fait près de 3000 morts et des milliers de blessés.
Récemment, la MONUSCO a déployé des soldats de la paix pour contrer l’assaut le plus rapidement possible. Jusque-là, l’utilisation par les militants d’armes blanches plutôt que d’armes à feu plus bruyantes avait retardé sa réponse.
« Une fois les Casques bleus sur le terrain, le groupe avait malheureusement déjà tué plus de 80 civils, incendié des maisons et semé la panique parmi la population », a indiqué la mission dans un communiqué.
Josaphat Mayi

