Mardi 22 mars, sous un climat paisible après une forte pluie les avant-midis à Bumbu, commune située au sud de Kinshasa, capitale congolaise. Des vendeurs des sacs de ciment comme des acheteurs sont inquiets de l’inflation de cette matière des constructions dans le marché. Auparavant, un sac de ciment s’achetait à 18.000 FC (8,9 Usd), se vend maintenant près de 23.000 FC (11,4 Usd).
« Nous perdons des clients même les plus fidèles et cela met des bâtons sur nos économies. Les prix ne cessent de grimper. Les taxes sont à la base de l’augmentation des prix de sacs de ciment dans des dépôts », a confié à Sahutiafrica un dépositaire, de teint noir. Il somnole dans son dépôt en attente de potentiels clients.

« Nous n’arrivons plus à acheter des ciments pour aboutir à nos constructions. Je cherche à acheter au moins vingt sacs de ciment, mais à voir la montée en flèche des prix, je dois revoir mes calculs », se plaint Richard, noir de peau et de taille fine.
Pour Djanny, un vendeur de ciment et la trentaine révolue, la vente des ciments est devenue un combat des titans. « Les clients n’achètent presque plus, le terrain n’est pas comme avant. Nous demandons au gouvernement de tout faire pour ramener le prix d’un sac de ciment à 18.000 FC », a-t-il dit.
En RDC, les prix des biens de première nécessité ont augmenté. Une motion de défiance a été initié à l’Assemblée nationale contre Jean-Marie Kalumba, ministre congolais de l’Economie. Il est reproché, entre autres, la hausse des prix de produits de première nécessité depuis plus d’un an, la mauvaise gestion de 20 millions Usd déboursés pour l’achat des chinchards.
Raymond Nsimba

