La production et la vente de pomme de terre sont affectées par l’insécurité au Nord-Kivu et en Ituri, dans l’Est de la RDC, affirme Ghislain Katembo, membre de la Coopération pour le développement agricole de Kipese (Coodaki) en territoire de Lubero, dans un entretien à Sahutiafrica ce lundi 11 juillet.
« Nous ne sommes pas en train de produire et gagner comme nous le voulons. Nous sommes en train de souffrir doublement. Actuellement, nous vendons les pommes de terre tout juste à Butembo. On ne va pas au-delà tout juste parce que l’insécurité nous menace plus fort », dit-il.
Croisé à Goma, Ghislain Katembo achète quelques marchandises avant d’aller les revendre à Butembo et Beni pour répondre aux besoins de sa famille. Selon lui, la plupart de ses clients venaient de Bunia en Ituri pour acheter les pommes de terre, mais depuis la détérioration de la situation sécuritaire entre les deux provinces plus rien ne marche.
« Le prix d’un sac de pomme de terre a sensiblement baissé suite au nombre réduit des acheteurs sur le marché local. Cela ne me permet plus à subvenir aux besoins de ma famille. Imaginez de 90 000 FC (45$). A ce jour, nous vendons à 65 000 FC (32.5$) », déplore-t-il.
Ghislain Katembo appelle les autorités « de restaurer la paix et la sécurité dans toutes les régions secouées par l’activisme des groupes armés pour que le commerce de la pomme de terre et d’autres aliment de premières consommations redeviennent normal ».
« Nous demandons à la hiérarchie de fournir l’effort. On peut alors nous libérer. Si les 100 kg pouvaient atteindre 90 à 80.000 Francs, ça va nous aider. Nous aimerions quand même avoir la paix », plaide-t-il.
Malgré l’état de siège instauré il y a un an, la situation sécuritaire reste instable au Nord-Kivu et en Ituri, en proie à des attaques d’hommes armés. Ces derniers qui tuent, volent, violent, kidnappent des civils et incendient des maisons.
Depuis Goma, Reagan Kimbale

