En RDC, le gouvernement a adopté trois projets de décrets pour rétablir l’ordre dans le secteur du transport en commun face aux défis de l’anarchie, de l’insécurité et de la désorganisation.
L’exécutif a franchi une étape cruciale. Lors de la 39e réunion du Conseil des ministres tenue à la cité de l’Union africaine, le gouvernement a adopté une série de textes relevant du secteur des Finances. Soumis à l’examen et à l’approbation du gouvernement, les trois décrets ont été présentés par Doudou Fwamba, ministre congolais des Finances.
Le premier projet de décret porte sur la réglementation de la vidéo-verbalisation en matière de contraventions routières. Le texte définit les modalités d’identification et de collecte de contraventions routières. C’est à l’aide d’un mécanisme de vidéo-verbalisation, tout en précisant les mesures techniques, opérationnelles et administratives applicables.
Pourtant, le deuxième texte est le projet de décret qui porte sur les modalités d’exploitation et de fonctionnement du lieu de mise en fourrière des véhicules. Ce texte régit les conditions d’exploitation et de fonctionnement du lieu de mise en fourrière des véhicules.
Selon le texte, le projet va s’appliquer aux contrevenants à la réglementation routière et aux exploitants du lieu de mise en fourrière, aux officiers de police judiciaire assermentés des administrations habilitées ainsi qu’aux agents qualifiés de la circulation routière.
Le troisième projet de décret fixe le cadre général de la réévaluation légale de l’actif immobilisé des entreprises. Son application vise notamment à atténuer les effets néfastes du niveau élevé de l’inflation et de la dépréciation de la monnaie nationale sur le coût historique des immobilisations.
Plusieurs facteurs contribuent à la grande difficulté de transport en RDC. Pour l’heure, de nombreuses routes sont coupées par des rivières et des cours d’eau. Elles sont souvent impraticables, en raison de nids-de-poule et de destructions.
Visiblement, l’adoption de trois nouveaux projets témoigne d’une politique forte de mettre fin au chaos et d’instaurer une gouvernance plus rigoureuse. Reste à voir si cette volonté politique se traduira par des actions concrètes et durables.
Josaphat Mayi

