Malgré l’appel à un cessez-le-feu du Sa Majesté Mini Kongo, Grand chef coutumier local, les affrontements entre Teke et Yaka continuent d’ensanglanter Kwamouth, chef-lieu de la province du Maï-Ndombe, située dans l’ouest de la RDC, où quinze personnes ont été tuées lors de nouveaux affrontements vers la rivière Kwango mercredi 8 mars.
Selon Martin Futa, membre de la société civile, ces affrontements communautaires avaient déjà repris à Tomakita, où près de onze personnes ont été tuées. « Aujourd’hui, il y a déjà plus de 15 morts à Kinsele. Entre-temps, les assaillants contrôlent l’axe de Chenal », confie-t-il.
Cette situation paralyse l’éducation. Les écoles sont fermées. La société civile appelle les autorités à mettre fin à l’insécurité. « Nous nous demandons si les autorités congolaises connaissent la réalité sur la situation sécuritaire à Kwamouth ? Donc, nous sollicitons vraiment la paix durable dans le territoire », indique M. Futa.
Il affirme que des populations du village Ngwembe ont abandonné leurs habitations à la suite de messages des assaillants. Ces derniers attendent s’y installer pour placer leur chef coutumier pour diriger cette contrée. Pour lui, cette situation risque même d’entraver la bonne tenue des élections à Kwamouth.
En janvier dernier, l’armée congolaise avait mis fin à ses opérations dans les territoires de Kwamouth et Bagata, respectivement situés dans les provinces du Maï-Ndombe et Kwilu. En poussant comme raison, le retour au calme dans cette région.
Ces affrontements ont débuté depuis le mois de juin de l’année dernière. Plus de 200 personnes ont perdu la vie. Des milliers d’autres se sont déplacées.
Raymond Nsimba

