« Nous devons promouvoir et faire la promotion de la culture congolaise à partir de la littérature, du livre et de la lecture parce qu’elles renferment les trésors. Lisons et nous devons prendre conscience que les choses sont entrain d’évoluer rapidement et que si nous ne prenons pas la mesure de la chose, nous allons rester encore plus loin », affirme Dieudonné Pambu Ntima, auteur et dramaturge congolais.
«Les littérateurs congolais doivent sensibiliser la communauté pour prendre conscience que notre littérature n’existe pas. Je rends hommage à Zamenga, parce que la littérature qu’il avait vulgarisé à l’époque est en train d’être récupérée par les jeunes actuellement en faisant une littérature populaire», félicite Dieudonné Pambu Ntima, auteur et dramaturge congolais. A Mbanza-Ngungu, ville à plus de 100 Km de Kinshasa, capitale de la RDC, Dieudonné Pambu a fait le déplacement pour la première édition du salon du livre du Kongo Central.
D’après Dieudonné Pambu Ntima, « l’activité culturelle congolaise régresse, elle n’est en progrès ». Ce dramaturge regrette que la littérature soit considérée comme une activité culturelle inférieure par rapport à la musique ou la danse. Pour lui, la littérature congolaise doit répondre aux réalités de la société. «L’écrivain a un rôle social. Il doit bouger, dénoncer, s’engager et prendre les risques parce qu’il y a tellement des méfaits dans cette société. L’auteur doit attirer l’attention des autorités sur les réalités sociales. S’il ne le fait pas, l’autorité ne fera pas attention à la société et même les victimes vont rester de plus en plus malheureuses», a-t-il indiqué.
Ali Maliki de retour de Mbanza-Ngungu

