RDC/Nord-Kivu : à Beni, le marché de Kilokwa sous les ordures

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Le marché de Kilokwa à Beni dans la province du Nord-Kivu, Est de la RDC, est un lieu où se côtoie quotidiennement des milliers de citadins. Certains y vont pour vendre, d’autres pour acheter diverses marchandises. Ce marché s’enfonce dans une boue puante et mouvante. Sous les semelles, mêlées aux poubelles en putréfaction, un océan de déchets où s’entassent des tonnes de pourriture de tomates, de pomme de terre, de bouteilles et légumes visibles à l’œil nu.

Des déchets sont déversés quotidiennement, faute d’infrastructure pour les traiter ailleurs, selon les avis de certains vendeurs de ce marché interrogés par la rédaction.

« Personnellement, quand je finis la vente de mes articles, j’ai l’habitude de rentrer directement chez soi en laissant souvent ces détritus parce qu’il n’y pas de poubelles », confie une vendeuse de bananes. Elle insiste que le marché manque des infrastructures.

« Nous jetons nos déchets de tomates dans une poubelle publique qui se trouve à environ 5 kilomètres du marché. Je fais de mon mieux pour que mes marchandises soient placées dans un environnement sain », souligne Solange, une vendeuse de tomates au marché Kilokwa.

D’autres vendeurs se plaignent de la paie de taxes auprès des autorités locales, mais la situation devient insupportable. « A Kilokwa, il n’y a pas de poubelles et de ce fait, je ne peux pas transporter ces déchets dans mon domicile. Alors que nous payons des taxes pour l’assainissement du marché », s’exclame un vendeur des piles électriques.

Face à cette situation, des clients préfèrent plus se diriger aux supermarchés au lieu de s’exposer à des maladies d’origine hybride à cause de ces ordures.

« Pour m’épargner de ces ordures dans ce marché, je préfère aller dans un supermarché afin de faire mes achats », dit une cliente avec un panier rempli des produits alimentaires.

Mais la gestion du marché se plaint que plusieurs vendeurs ne paient pas les taxes comme prévu par la loi. «  C’est pour cette raison qu’on échoue à installer des poubelles. Les vendeurs doivent au moins aussi faire leur part en rendant leurs lieux de vente propre et de payer la taxe pour l’assainissement régulier afin de permettre à notre service d’hygiène de circuler dans le marché », déclare Kambale Muhavi, gestionnaire au marché Kilokwa.

Depuis Beni, Augustin Sikwaya

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