Ce lundi 24 octobre, les médecins de Butembo au Nord-Kivu, Est de la RDC, ont déclenché trois jours de grève suite à l’assassinat par les rebelles ADF d’une de leurs collègues à Maboya. Cette décision a été prise lors de la réunion au sein de l’ordre et du Syndicat National des Médecins (Synamed), le week-end.
Ils déplorent l’attaque contre les structures sanitaires, qui sont devenues la cible des groupes armés.
« Nous sollicitons des sanctions exemplaires à tous ceux qui seront responsables ou complices, une autorisation de port d‘arme par le personnel soignant pour sa protection individuelle dans les zones rouges, une reconnaissance en titre posthume de tous les agents tués en plein service de leurs fonctions comme fonctionnaires de l‘État avec tous les honneurs qui les accompagnent », peut-on lire dans ce mémorandum.
Dans la nuit de mercredi à jeudi 20 octobre, près de cinq personnes tuées, dont une femme docteur et deux centres de santé brûlés dans une incursion attribuée aux combattants de Forces démocratiques alliées (ADF) à Maboya en territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu, Est du pays.
Reagan Kimbale

