Vendredi 10 février, la lutte pour le changement (Lucha) a condamné l’inaction des forces de l’ordre qui ont le devoir d’encadrer, avec des moyens non-létaux, les manifestations publiques dans la province du Nord-Kivu, Est de la RDC.
Ce mouvement citoyen dénonce des violences et abus des forces de l’ordre lors de la dernière manifestation de la population de Goma contre l’insécurité et la guerre injuste du M23 soutenu par le Rwanda.
Lundi 6 février, les activités socio-économiques ont été paralysées la ville de Goma à cause d’une manifestation contre la force régionale de la Communauté de l’Afrique de l’Est et les rebelles du M23.
La Lucha rappelle tout de même que les revendications pour le retour de la paix doivent se faire dans la non-violence et dans le respect de la dignité humaine.
« En ce moment de souffrance où notre pays fait face à la guerre d’agression du Rwanda et Ouganda pour notamment des intérêts économiques, la LUCHA, notre mouvement appelle les Congolais de toute appartenance politique, religieuse ou ethnique à l’unité et au rejet de toute forme de violence », a noté le communiqué.
Et appelle les autorités congolaises à prendre certaines mesures. « Notamment, de mettre fin à la répression des manifestations pacifiques, de mener une enquête urgente, exhaustive et approfondie pour faire la lumière sur les incidents du 06 et 07 février 2023 à Goma et Kanyaruchinya », a poursuivi le document.
La Lucha appelle également les autorités de prendre toutes les dispositions nécessaires pour éradiquer le M23 et tous les groupes armés qui massacrent et insécurisent les populations de l’Est et enfin de rompre le cycle d’impunité en saisissant les Nations unies pour demander la création d’un tribunal pénal international sur la RDC.
Mervedie Mikanu

