A Beni, ville située dans l’est de la RDC, la campagne de vaccination a été lancée suite à la résurgence de l’épidémie du virus Ebola. Mais il s’observe un faible engouement dans des centres de vaccination.
Entre peur et réticence, certains habitant de Beni se confient à Sahutiafrica. « Je ne peux pas prendre ce vaccin », lâche Paluku Mawa, taximan. Pour lui, cette maladie serait un montage.
« Il y a plusieurs personnes, qui seraient décédées après avoir reçu le vaccin », croit savoir Mandefu, vendeur. Il affirme que « l’épidémie n’existe pas à Beni ».
Pourtant, certains prennent cette menace au sérieux. C’est le cas pour Katsuva, qui n’a pas peur de se faire vacciner. « Je vais voir personnellement comment me faire vacciner parce que cette épidémie a tué mes enfants en 2018. Je vais me faire vacciner pour me protéger contre cette dangereuse maladie », dit-il.
Le Dr Michel Tosalisana, médecin-chef de zone, appelle les habitants de Beni à continuer à respecter les mesures barrières, mais aussi à se faire vacciner pour freiner la propagation de l’épidémie.
« Nous appelons la population à se faire vacciner pour lutter contre la propagation de cette épidémie car cette maladie est dangereuse. En 2018, nous avons pas mal perdu des gens, nous ne voulons plus en perdre d’autres, car actuellement nous avons déjà enregistré 179 cas sans compter les victimes décédées », indique M. Tosalisana.
En dépit de la résurgence de cette épidémie, les mesures barrières ne sont pas toujours d’application. Il s’observe une absence de lavage de mains devant les portails de plusieurs entreprises et d’autres lave-mains ne contiennent même pas d’eau potable.
Début juillet, la RDC, où le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976, avait déclaré la fin de sa 14e épidémie de cette fièvre hémorragique, souvent mortelle mais contre laquelle existent maintenant vaccins et traitements. En trois mois, quatre cas confirmés et un probable, tous décédés, avaient été recensés dans le nord-ouest du pays.
Depuis Beni, Augustin Sikwaya

