Le projet Kinshasa zéro trou, initié par le gouvernement congolais a déjà atteint un taux d’exécution de 96% pour un financement à 100% pour le premier lot. C’est ce qu’a rapporté Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais vendredi 19 août. Nous n’avons pas pu vérifier la fiabilité des chiffres avancés par le porte-parole du gouvernement congolais.
Lancé par Sama Lukonde, Premier ministre congolais en octobre dernier, ce projet visait à réduire les embouteillages devenus quotidiens à Kinshasa. Certains bouchons sont dus à des ralentissements causés par des trous qui se forment sur les chaussées.
Que pense la population des travaux de ce projet dans la capitale ?
« Seuls les aveugles ne peuvent pas voir l’effectivité du projet Kinshasa zéro trou, car nous roulons de nouveau sur des artères de la capitale avec plaisir. Et nous souhaitons que ce projet atteigne le 100% en tenant aussi compte de bandes des piétons et de l’éclairage publique », confie à Sahutiafrica Michel Kanyinda, avocat vivant à Kinshasa.
Pour Me Jun Putu, « les travaux sont satisfaisants et que les autorités peuvent encore faire mieux ».
De son côté, Hervé Diam’s, ingénieur en informatique, pense qu’il y a encore des améliorations à faire. « Dans certaines altères de la ville où les travaux se sont faits, des trous ont commencé encore à se détériorer, notamment sur la route qui mène vers Victoire en passant par la rivière de Kalamu », se soucie-t-il.
Marcosh, la trentaine révolue et vivant à Kinshasa, estime que le programme Kinshasa zéro trou évolue lentement. « Les autorités doivent améliorer la rapidité des travaux, car cela nous pose trop de problèmes dans plusieurs artères de la ville. Et les embouteillages ne prennent pas toujours fin », déplore-t-il.
Dans certaines communes de la capitale, des trous sont transformés en ravin barrant des voies d’accès et de sortie aux véhicules.
« Kinshasa zéro trou doit changer de nom, c’est mieux. Ici à Mombele, je peux vous faire compter le nombre de trous encore visible et vous n’allez plus me poser ce genre de question. Ce projet ne sert à rien jusqu’à présent », lâche Maman Julie, mère de famille et la soixantaine révolue.
Modogo, chauffeur de taxi-bus 207, juge le projet a produit un bilan mitigé. « Nous ne pouvons pas applaudir les mensonges, le projet n’a pas atteint le 96% comme disent les autorités. Il y a encore beaucoup de trous à boucher et le malheur est que la saison des pluies se rapproche dans un mois », dit-il.
Ali Maliki

