«Je suis un diabétique. Et donc, je suis sensé aller me faire vacciner mais ce n’est pas obligatoire. Je me réserve de ce vaccin AstraZeneca, qui est sujet de doutes dans plusieurs pays», confie Dieudonné, commerçant au grand marché, la cinquantaine révolue et de grand enjambés.
Juvénal Mbo, conducteur d’un taxi, affirme qu’il ne prendra pas le vaccin. «Même si on nous montrait le président de la République en train d’être injecté de ce vaccin», lâche ce taximan.
«La vaccination est fait sur base de volontariat. Le ministère de la santé a bien indiqué les personnes concernées. Que l’intox ne prenne pas le dessus sur les parents concernant les enfants dans les écoles». C’est ce que préconise Mbaki, médecin dans un centre de santé dans la commune Barambu.
«Nous sommes en retard dans la vaccination par rapport à d’autres pays africains. Nous devons nous rattraper sérieusement. Je vais me faire vacciner contre le COVID-19. Il n’y a rien à avoir peur», rassure Goss Benda, pasteur et travailleur à la fonction publique.
En RDC, la campagne de vaccination contre le COVID-19 a été lancée ce lundi 19 avril aux cliniques universitaires de Kinshasa, la capitale avec le vaccin AstraZeneca. C’était en présence d’Eteni Longondo, ministre congolais de la Santé. Il est le premier à recevoir le vaccin.
Ali Maliki

