Au moins vingt-deux morts. C’est le bilan actuel de l’effondrement d’une petite mine d’or illégale à la suite de fortes pluies, dans le nord de la Tanzanie, a rapporté dimanche 14 janvier un responsable local.
Selon Simon Simalenga, commissaire du district de Bariadi de cette région, cité par Reuters, ces personnes avaient été coincées dans les mines. « Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivaient même si presque tous les décombres qui les avaient enterrés avaient été détruits », a-t-il confié.
M. Simalenga indique que cet accident s’est produit très tôt samedi dernier dans la région de Simiyu. Un groupe de personnes, âgées de 24 à 38 ans, a commencé une activité minière dans une zone où l’activité a été restreinte en raison d’une forte pluie persistante.
D’après lui, ce groupe a découvert une zone riche en minéraux environ deux à trois semaines auparavant. Il avait commencé l’exploitation minière avant que le gouvernement ait approuvé les procédures, mais aussi la sécurité physique et environnementale.
« Le responsable régional des mines leur a rendu visite et les a empêchés d’exploiter alors qu’il travaillait sur les procédures requises. Le groupe a défié l’ordre, en commençant à exploiter les mines vendredi soir, avant qu’une partie de la zone ne s’effondre et ne les enterre à l’intérieur », a ajouté Simon Simalenga.
En Tanzanie, le gouvernement s’efforce depuis des années d’améliorer la sécurité des mineurs à petite échelle. Mais, des activités minières illégales, dangereuses et non réglementées ont toujours lieu dans ce pays qui est le quatrième producteur d’or d’Afrique après l’Afrique du Sud, le Ghana et le Mali.
Josaphat Mayi

