Jeudi 20 juin, la société minière canadienne Barrick Gold a, dans une lettre adressée au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (CDHNU), démenti les allégations de violations des droits de l’homme dans sa mine d’or de North Mara, dans le nord de la Tanzanie.
Pour l’entreprise, ces allégations sont « mal orientées, sans fondement et manquaient de substance ». Elle affirme que North Mara Gold Mine Limited (NMGML) est le propriétaire et l’exploitant de la mine d’or North Mara et Barrick Gold n’a pas d’opérations directes en Tanzanie. Mais Barrick détient une participation majoritaire dans NMGML depuis 2019.
En avril dernier, la branche des procédures spéciales du CDHNU a envoyé une lettre au chercheur d’or canadien. Elle a indiqué avoir reçu des informations sur des allégations de meurtres, d’agressions, de torture, d’abus sexuels et de violences contre des femmes et des filles. Ces infractions ont été commis entre autres, par les forces de sécurité et des prestataires de sécurité privés à la mine de North Mara, dans le nord de la Tanzanie.
La lettre de l’UNHRC à Barrick a indiqué que douze décès seraient survenus pendant à la suite des opérations menées par les forces de sécurité affectées à la mine. Parmi eux, six seraient le résultat des opérations de Barrick.
Des informations forcément niées par Barrick Gold. En fait, la société minière canadienne précise que les groupes de travail et les rapporteurs spéciaux du CDHNU n’avaient pas effectué de visites sur place ni dialogué avec les autorités tanzaniennes.
Barrick renseigne que le fournisseur de sécurité privé, SGA, n’est pas armé. « Il n’y a aucune arme ou munition mortelle détenue par NMGML, ses employés ou sous-traitants », a écrit la société dans sa lettre.
Si la société a qualifié ces allégations comme infondées, en 2022, Barrick a fait l’objet de plusieurs poursuites pour violences de la part des forces de sécurité à North Mara.
Josaphat Mayi

