Plus de 300 rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) sont morts lors des affrontements avec l’armée à Kanem, région située au nord du Tchad samedi 17 avril. C’est ce qu’a annoncé le général Azem Bermandoa Agouna, porte-parole de l’armée tchadienne, ce lundi 19 avril. Il affirme que cinq militaires sont morts dans ces affrontements. Mais dans un communiqué publié dimanche 18 avril, le FACT indique avoir «procédé à la libération de la région du Kanem», où se sont déroulés les combats de samedi.
«Le ratissage continue », a dit le général Azem Bermandoa. D’après l’armée, trente-six soldats ont été blessés dans ces affrontements et 150 rebelles arrêtés, dont trois responsables du mouvement FACT. Il ajoute que «vingt-quatre véhicules ont été récupérés».
Samedi 17 avril, le gouvernement tchadien a déclaré que l’offensive rebelle, dans les provinces du Tibesti et du Kanem, ont «pris fin». Entre-temps, les appels de cessez-le-feu se multiplient. Dans une déclaration commune, l’opposition appelle à un cessez-le-feu pour «créer les conditions nécessaires à la tenue d’un dialogue national inclusif». Et demande aux partenaires du Tchad «à cesser de soutenir un camp contre un autre». Mais d’être les «facilitateurs pour la tenue du dialogue».
Dimanche 11 avril, jour de la présidentielle, les rebelles du FACT ont attaqué les bases de l’armée à Tibesti, près de la frontière de la Libye.
Trésor Mutombo

