Près de quarante-trois migrants, dont trois bébés et quatorze femmes, ont péri dans le naufrage de leur embarcation au large de Tarfaya, au sud du Maroc. C’est ce qu’a indiqué l’Ong espagnole Caminando Fronteras à l’AFP lundi 17 janvier. Selon la même source, ces migrants sont morts, alors qu’ils tentaient de rallier les îles Canaries, situées à une centaine de kilomètres de Tarfaya.
Elle précise que seules deux dépouilles sur les quarante-trois morts ont été récupérées. Mais aussi dix personnes de l’embarcation ont pu être secourues. Les migrants sont majoritairement originaires d’Afrique subsaharienne, rapporte la même source.
« Les dix survivants, dont six femmes, ont appelé à l’aide à quatre heures du matin (dimanche) et ont maintenu la communication jusqu’à six heures. Il a fallu des heures aux autorités marocaines pour les localiser et sauver le bateau au large de Tarfaya », a détaillé un porte-parole de l’ONG espagnole.
D’après un porte-parole de la garde civile espagnole, deux corps ont été découverts, l’un dimanche et l’autre lundi, au large de l’île espagnole de Fuerteventura, dans l’archipel des Canaries. « L’autopsie est en cours mais tout indique qu’il s’agit de migrants qui devaient être en haute mer depuis un moment », a-t-il dit.
Le naufrage des embarcations de migrants, qui tentent de rallier l’Europe sont fréquents sur la mer Méditerranée. Selon un bilan début janvier de Caminando Fronteras, plus de 4.000 migrants sont morts ou disparus l’an dernier lors de leur traversée en mer vers l’Espagne, soit deux fois plus qu’en 2020. Les corps de la quasi-totalité d’entre eux (94%) n’ont jamais été retrouvés et sont donc comptabilisés comme des disparus.
Mervedie Mikanu

