Parce que je t’aime. Non, je m’aime. Ô que si je t’aime d’abord, comme les politiciens congolais détestent le slogan « Le peuple d’abord » quand il s’agit de leurs salaires et primes. Sans compter le détournement.
Oui, je t’aime. Plus que moi, plus que ma vie. Je t’aime comme le pays est un mode « magoda » dans le cerveau. Je t’aime comme Trump aime l’accord qu’il a signé pour que nous fassions des concessions avec le Rwanda pendant que lui et les USA vont prendre en otage l’avenir de l’Afrique. Dieu ne peut que venir de telles choses parce que cela a été fait en son nom : Amen ! Comme plus personne ne va mourir : tout le monde est coltan ! Je t’aime comme le pouvoir en place qui convoque des états généraux sur tout, surtout sur les lettres ouvertes. Je t’aime comme les Congolais aiment danser, boire, s’habiller et, surtout, baisser les yeux par pudeur, car la pornographie est un style de vie.
37 ans à dire je t’aime à une femme que j’aime de tout mon cœur. 37 ans dans les bras de cette femme, plus belle que le fleuve Congo. 37 ans dans la vie de cette femme qui a le regard du feu de l’enfer. 37 ans d’amour infini pour son amitié et sa sincérité…
37 bougies, 37 bouteilles de fleurs, 37 dents…
Parce que Lumumba a 100 ans aujourd’hui et moi 37. Trois plus sept égale dix, et dix fois dix fait effectivement cent. Cent, comme le centenaire de Lumumba. Alors, dites amen ! Pardon, pas de « amen » cette fois. Que Dieu nous donne la richesse de tous nos hommes politiques et hommes d’église, et que leur vie soit comme l’état du pays qu’ils sont censés gérer : amen ! Encore un autre amen : amen. Amen ya musuni : ameeeeennnnn !
Et n’oubliez pas : le 15 juillet, au siège des éditions Miezi, certains écrivains, peintres, dessinateurs et illustrateurs ont créé des lettres à Lumumba, qui reste entre ciel et terre. C’est un héros. Aucun héros ne va en enfer, aucun héros ne va au paradis. Vous savez pourquoi ? L’écrivain maudit sait pourquoi. Et c’est aujourd’hui son anniversaire. Faites-lui un vœu ou un Mpesa aujourd’hui, ce n’est pas pareil. Mpesa d’abord, comme nos politiciens disent « La révolution de la modernité », sauf quand il s’agit de notre paie.
37 bougies, 37 bouteilles de fleurs, 37 dents…
En allumant les bougies, l’électricité est partie entre mes mains. Elle reviendra 37 ans après. Mais en attendant, je dois boire. Je dois voir. Je dois aimer. Je dois coucher avec l’obscurité pour lui faire enfanter l’oubli. Et que retenir de moi alors ? Rien. Non, mais quand même, je suis un écrivain. Un écrivain écrit comme il doit chier, pisser et boire. Un écrivain écrit comme il doit manger, exciter et boire. Un écrivain doit, surtout, et beaucoup boire. Vous savez pourquoi ? Je sais que vous ne savez pas. Envoyez-lui un Mpesa et il vous dira quoi.
Mais en attendant, 37 ans après, il faut retenir : Les fables de Christian Gombo illustrées par Crebix Mozalisi (2 Mikanda Awards), Bolingo eza na bozoba, Maladies textuellement transmissibles, Le carnet de Christian Gombo (Deuxième prix Emilie-Flore Faignond et titre d’ambassadeur du livre), Prix Lokumu, Prix de l’engagement littéraire africain, Prix de l’acteur culturel majeur, Le sage avait raison, Maudit soit-il (dernière sélection Prix rive gauche du roman étranger et Prix de l’académie de Baobab)…
37 bougies, 37 bouteilles de fleurs, 37 dents…
37 bougies, 37 bouteilles de fleurs, 37 dents…
37 bougies, 37 bouteilles de fleurs, 37 dents…
Joyeux anniversaire à moi-même et à mon père : La vie continue !
Christian Gombo, Ecrivain

