«La vitesse de contamination et l’ampleur de la troisième vague qui touche l’Afrique ne ressemblent en rien à ce que nous avons connu jusqu’à présent. La propagation galopante de variants plus contagieux modifie considérablement la nature de la menace qui pèse sur l’Afrique», a alerté le docteur Matshidiso Moeti, directeur régional de l’Organisation mondiale de la sante pour l’Afrique, au cours d’une conférence ce jeudi 1er juillet.
Le Dr Matshidiso Moeti affirme qu’il faut «agir dès à présent pour renfoncer les mesures de prévention et éviter qu’une situation d’urgence ne se tragédie».
D’après le bureau de l’OMS, «le nombre de cas en Afrique a connu une progression constante sur six semaines consécutives, avec notamment une hausse de 25%, pour un total de 202.000 cas au cours de la semaine se terminant le 27 juin». Cette institution onusienne indique que les cas de contamination augmentent à un rythme alarmant, battant tous les records établis par les pics précédents».
La troisième vague frappe plusieurs pays africains. Cette flambée de cas de contamination est due à la propagation de la variante Delta, découvert en Inde. En Ouganda et en RDC, la majorité de cas recensés sont liés au variant indien. La demande en oxygène sur le continent africain est de 50 % plus élevée que lors du pic de la première vague, il y a un an, rapporte l’OMS.
Trésor Mutombo

