Sans avoir trouvé un compromis avec l’Égypte et le Soudan, l’Éthiopie annonce la deuxième phase du remplissage du Barrage du Nil. «Le gouvernement éthiopien a atteint son objectif de remplir le réservoir de son immense barrage sur le Nil bleu pour une deuxième année», a déclaré un responsable du gouvernement éthiopien sous couvert de l’anonymat à l’AFP ce lundi 19 juillet.
Il affirme que «la décision a été prise malgré l’absence d’accord avec l’Égypte et le Soudan. D’après lui, «il y a maintenant suffisamment d’eau stocker pour commencer la production de l’énergie». «Le premier remplissage a déjà été fait l’année dernière. Aujourd’hui ou demain, le deuxième remplissage sera annoncé», a-t-il ajouté.
«Il y a suffisamment d’eau pour installer et faire fonctionner les deux premières turbines du barrage, ce qui permettrait au projet de commencer à produire de l’énergie pour la première fois», a-t-il indiqué.
Dimanche 18 juillet, le gouvernement soudanais a indiqué que le problème ne réside pas dans le remplissage. Mais dans l’absence d’un accord juridiquement contraignant ainsi que de l’importance des informations détaillées du gouvernement éthiopien sur la taille et les niveaux d’eau, qui s’écoulent.
Depuis près d’une décennie, le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie sont en pourparlers sous l’égide de l’Union africaine (UA) sur les questions techniques et juridiques liées au remplissage et au fonctionnement du barrage du Nil.
Ali Maliki

