La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) basée à Khartoum, au Soudan, a été honorée pour son expertise dans la maîtrise de ses emprunts en devises à long terme, avec la note spéciale de Aa2. C’est ce qu’a décerné Moody’s, entreprise américaine Moody’s, spécialisée dans les solutions de gestion des risques et l’analyse financière d’entreprises commerciales ou d’organes gouvernementaux, le week-end dernier.
Selon Moody’s, la Badea a une structure de gouvernance exceptionnellement solide, qui ne lui permet de ne prêter qu’à des pays non-actionnaires. Parmi les points forts qui ont encouragé cette distinction de la banque, il y a aussi une position de capital très solide et un faible effet de levier et un niveau extrêmement élevé de ressources liquides soutenu par une gestion prudente des liquidités. Mais également un niveau élevé de soutien extracontractuel de ses actionnaires.
« L’Afrique subsaharienne reste mal servie en termes d’accès à des financements cruciaux l’ambition de la banque est de tirer parti de notre propre notation ou profil solides. Et également de catalyser nos partenaires dans le monde Arabe. Afin de mieux répondre aux besoins de financement des emprunteurs des Secteurs public et privé dans cette région », a déclaré Fahad Abdullah Aldossari, Président du Conseil d’administration de la Badea.
Il affirme que cette note de Aa2 place la banque dans une position très solide pour lever des fonds à des taux très compétitifs. « Cela va servir à élargir considérablement notre capacité à prêter à des conditions accessibles dans des devises alternatives qui sont utilisées sur le continent », a-t-il ajouté.
Créée en 1974, la banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), est une institution internationale indépendante qui jouit de la pleine personnalité juridique Internationale et d’une autonomie complète en matière administrative et financière. Elle œuvre pour faciliter, catalyser le flux de capitaux. Mais aussi d’investissements arabes ainsi que d’autres étrangers vers l’Afrique. Depuis 2015, la banque a élargi ses domaines d’intervention pour comprendre le financement du secteur privé et du commerce.
Dinho Kazadi

