L’Algérie envisage de revoir les prix de l’approvisionnement en gaz à l’Espagne dans un contexte de hausse des prix du gaz et du pétrole depuis l’invasion russe en Ukraine le 24 février. L’annonce a été faite par Sonatrach, la société nationale algérienne d’énergie vendredi 1er mars. Mais les contrats conclus entre Alger et Madrid indiquent les prix du gaz soient bas.
Les relations actuelles entre l’Algérie et l’Espagne traversent une période de fortes turbulences. Depuis que Madrid a soutenu le plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental.
« Face au reniement par l’Espagne de sa position de neutralité sur la question du Sahara occidental et de son soutien explicite à la perpétuation du fait colonial dans ce territoire occupé qui échappe à la souveraineté marocaine, la réponse de l’Algérie sera globale et elle se déclinera souverainement et de manière multiforme sur de nombreux volets », a confié une source gouvernementale à un média local.
D’après Sonatrach, l’Algérie ne dispose pas de capacités gazières capables de se substituer au gaz russe. « Nous disposons à l’heure actuelle de quelques milliards (de m3 supplémentaires, NDLR) qui ne peuvent se substituer au gaz russe. En revanche, avec la cadence de nos explorations, nos capacités vont doubler d’ici quatre ans, ce qui laisse entrevoir des perspectives prometteuses avec nos clients européens », a dit Tewfik Hakkar, directeur général de Sonatrach.
L’Algérie est l’un des principaux fournisseurs de gaz de l’Espagne. Et la crise ukrainienne a changé la donne du marché gazier en Europe, trop dépendante du gaz russe.
Depuis le 24 février dernier, l’Union européenne a infligé de lourdes sanctions économiques à la Russie en représailles, et a décidé de réduire sa dépendance vis-à-vis du gaz russe.
La Rédaction

