Lundi 04 avril, Uhuru Kenyatta, président kényan, a alloué une somme de plus de 34 milliards shillings (près de 300 millions Usd) du budget supplémentaire au programme de stabilisation du carburant. Cette somme sera versée aux sociétés de commercialisation du pétrole, une décision susceptible de déclencher la reprise de la normalité dans le secteur des carburants.
Cette décision soulage les automobilistes kényans à travers le pays qui font la queue depuis des semaines alors que les stations-service manquent de carburant.
Selon les médias locaux, la crise de la pénurie de carburant au Kenya semble s’aggraver d’heure en heure. Plusieurs stations-service à travers le pays ont connu des foules d’automobilistes espérant faire le plein.
Le gouvernement kényan attribue la pénurie de carburant dans le pays à des achats de panique.
« C’est comme une panique bancaire. La plupart des gens, leurs voitures n’ont jamais vu un réservoir plein. Tout d’un coup, leurs voitures sont pleines. Ils ont même apporté des jerrycans pour stocker plus. Nous sommes dans une situation inhabituelle où il s’agit d’une prophétie auto-réalisatrice. Qu’il y a une pénurie [perçue], alors nous nous précipitons et causons ensuite plus de pénurie », a dit Andrew Kamau, ministre kényan de l’Energie, à un média local.
Pendant près de quatre mois, les négociants en pétrole ont accusé le gouvernement kényan de retenir les arriérés de subventions, ce qui rendait difficile pour eux d’être en mesure d’expédier des importations de pétrole frais en provenance des pays producteurs de pétrole.
La Rédaction

