« Le cabinet s’est réuni en session spéciale la nuit dernière et a décidé de déclarer l’état de catastrophe nationale », a déclaré le président Cyril Ramaphosa dans un discours télévisé lundi 18 avril.
C’est une déclaration qui intervient après des inondations meurtrières, qui ont frappé la région de Durban, sur la côte de l’Afrique du Sud. Bilan : 443 morts et une quarantaine de personnes portées disparues. Pour le chef de l’Etat sud-africain, il s’agit « d’un désastre humanitaire ».
« Ce soir, nous sommes une nation unie dans le deuil », a dit Cyril Ramaphosa dans les propos relayés par l’AFP.
Des familles entières ont été décimées dans ces inondations. Dans les morgues, les autorités tentent d’accélérer les autopsies des victimes face à l’afflux massif de cadavres. Des milliers de personnes ont tout perdu dans l’effondrement de leurs maisons. Des routes et des ponts coupés. Certaines zones sont privées d’eau et d’électricité depuis lundi.
Plus de 600 écoles ont été touchées. Les enfants reprennent, pourtant, le chemin de l’école ce mardi. C’est après un long week-end de Pâques. Mais près de 270.000 élèves seront privés de classe, ont prévenu les autorités sud-africaines.
Quelque 10.000 soldats ont été déployés dans les zones sinistrées pour prêter main-forte aux secours débordés. Le gouvernement a décaissé un fonds d’urgence de 63 millions d’euros des dommages à Durban, une région qui a déjà connu des destructions massives lors d’une vague inédite d’émeutes et de pillages en juillet dernier.
Selon l’Institut national de météorologie, les précipitations connaissent une accalmie depuis le week-end et aucune nouvelle inondation n’est à craindre dans les prochains jours.
Trésor Mutombo

