Mardi 19 mars, une opération de perquisition et saisi a été menée au domicile de Nosiviwe Mapisa-Nqakula, présidente de l’Assemblée nationale sud-africain, à Johannesburg sur fond d’une enquête de corruption, en tant que ministre de la Défense.
Mais, l’intéressée rejette ces accusations. D’après le Parlement, Mapisa-Nqakula est profondément troublée par les allégations portées contre elle.
Le Parlement assure que Mme Mapisa-Nqakula « maintient fermement sa forte conviction d’innocence et réaffirme qu’elle n’a rien à cacher ». Cette source renseigne « qu’elle a accueilli les enquêteurs chez elle, coopérant pleinement au cours des recherches approfondies qui ont duré plus de cinq heures ».
En fait, les faits reprochent à Nosiviwe Mapisa-Nqakula remontent à son passage à la tête du ministère de la Défense entre 2014 et 2021. Des médias locaux ont révélé qu’elle aurait sollicité 2,3 millions de rands (121 000 Usd) de pots-de-vin auprès d’un ancien entrepreneur militaire.
L’Alliance démocratique (DA), parti d’opposition, appelle à la démission de Nosiviwe Mapisa-Nqakula.
En Afrique du Sud, l’affaire fait grand bruit à l’approche des élections nationales, alors que le Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir, en difficulté dans les sondages en raison d’accusation de corruption et de mauvaise gestion.
Mapisa-Nqakula est le dernier d’une série de hauts responsables politiques de l’ANC, dont le président et le vice-président, à être impliqués dans des scandales de corruption.
La Rédaction

