Mardi 26 avril, la ville de Butembo, Est de la RDC, connaît sa deuxième journée de paralysie d’activités de l’appel du groupe de pression Véranda Mutsanga pour dire non à l’état de siège instauré par le gouvernement afin d’endiguer l’insécurité dans la région. Une situation qui n’arrange pas certains chauffeurs de taxis déplorant un manque à gagner dans leurs activités.
De nombreux commerçants ambulants des territoires de Lubero et Beni et de la ville de Beni n’ont pas effectué le déplacement à Butembo, parce qu’avertis la veille sur les journées ville-morte.
« Hier, j’ai embarqué à l’aller seulement trois passagers et quatre au retour. C’est vraiment une difficulté, parce que, même ces quelques commerçants avec lesquels nous sommes venus, ils reviennent déçus après avoir trouvé toutes les portes fermées. Nous, on ne peut pas encourager ces journées de grève », a confié à Sahutiafrica Philémon Kambale Lusanga, chauffeur de taxi au parking la Victoire à Butembo. Il est en provenance de Beni.
« Nous souffrons déjà de la faim et vous nous demandez de ne pas travailler, pas question. Voilà pourquoi nous, on vient toujours. Habituellement, je viens de Beni avec 6 passagers et je rentre avec six autres, mais là aujourd’hui, c’est impossible à cause de ces journées en ville morte », a-t-il déploré.
Plusieurs secteurs subissent le même sort, à l’instar du commerce, de l’enseignement et des autres services vitaux.
La commune de Kirumba en territoire de Lubero a renoué avec les activités après une paralysie observée lundi 25 Avril. Par contre, les villes de Beni, Goma ont boudé cet appel.
La société civile de Butembo rejette cet appel de la Véranda-Mutsanga et pense que c’est pour perdre le temps de la population inutilement. Cette structure craint des manques à gagner considérable si les paralysies continuent.
Depuis Goma, Reagan Kimbale

