Ce samedi 07 mai, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a exigé du gouvernement éthiopien à enquêter et à traduire en justice les auteurs de récents affrontements entre musulmans et chrétiens orthodoxes. Selon l’Onu, ces violences ont fait au moins trente morts et plus de cent blessés fin avril dans le nord de l’Ethiopie.
« Je demande aux autorités éthiopiennes de mener rapidement des enquêtes approfondies, indépendantes et transparentes sur chacun de ces incidents meurtriers. Elles doivent s’efforcer de veiller à ce que les responsables rendent des comptes. La responsabilité individuelle des auteurs est essentielle pour prévenir de nouvelles violences », a déclaré Michelle Bachelet, responsable du Haut- commissariat de l’ONU aux droits de l’homme.
Elle indique la police éthiopienne aurait arrêté et détenu près de 578 personnes dans au moins quatre villes en lien avec les affrontements. « Les personnes arrêtées doivent bénéficier pleinement de leur droit à une procédure régulière et à un procès équitable, conformément au droit international, sans discrimination », a-t-elle ajouté.
Elle appelle également à une action plus large pour réconcilier les communautés musulmanes et chrétiennes en Ethiopie. « Pour prévenir de nouvelles violences interreligieuses, il est crucial de s’attaquer rapidement aux causes sous-jacentes de cette violence. J’appelle une participation significative des survivants, des familles et des communautés affectées », a-t-elle conclu.
Mercredi 27 avril, près de vingt personnes ont été tuées dans une attaque des extrémistes chrétiens lors des funérailles d’un dignitaire musulman à Gondar dans la région d’Ahmara, située au nord-ouest de l’Ethiopie.
Raymond Nsimba

