Accélérer la création d’une force régionale pour combattre les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC. Tel a été décidé lors du dernier conclave de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est à Nairobi, a annoncé Christophe Lutundula, ministre congolais des Affaires étrangères, devant le corps diplomatique accrédité en RDC.
Pour lui, « cette force est censée aider à contrôler et, si nécessaire à combattre les forces négatives ». « L’option militaire sous le leadership de Félix Tshisekedi consiste à utiliser de la force armée contre les récalcitrants nationaux et étrangers, qui n’auront pas répondu favorablement à l’appel de leurs dirigeants respectifs », a déclaré M. Lutundula.
« La vie des Congolais, l’intégrité du territoire national congolais, l’indépendance nationale et la stabilité des institutions de la République n’ont pas de prix et ne peuvent se négocier éternellement », a-t-il indiqué.
Christophe Lutundula affirme qu’ils veulent d’une solution rapide et moins coûteuse en vies humaines. Mais aussi en ressources matérielles à la crise sécuritaire.
« La patience a toujours des limites infranchissables. Il est absurde de se réclamer de la citoyenneté congolaise et de continuer en même temps à massacrer ses concitoyens et à détruire la RDC », a dit le chef de la diplomatie congolaise. Il assure que la main du président Félix Tshisekedi reste tendue aux groupes armés qui veulent abandonner leurs activités.
En avril dernier, les émissaires de Kinshasa ont eu des consultations avec les délégués d’une vingtaine de groupes armés qui opèrent dans l’Est de la RDC à Nairobi, capitale du Kenya. Mais le délégué du Mouvement du 23 mars (M23) a été écarté de ces consultations après la reprise de combats entre ces rebelles et les forces congolaises dans les collines de Rusthuru. La milice Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) n’a pas effectué le déplacement de la capitale du Kenya.
D’ici fin mai, les Chefs d’État des pays membres de la CAE se réuniront en sommet extraordinaire pour évaluer la mise en œuvre des décisions du deuxième conclave et, ainsi, prendre les initiatives appropriées pour mettre fin à la crise sécuritaire dans la région.
François Kitoko

