Les travaux de construction du barrage hydroélectrique de Katende, dans la province du Kasaï central, centre de la RDC, vont être relancés dans les prochains jours, a assuré Olivier Mwenze Mukaleng, ministre congolais des Ressources hydrauliques et électricité, devant les sénateurs jeudi 12 mai.
Pour le ministre Mwenze, les travaux, suspendus depuis 2016, n’ont pas encore repris « suite aux difficultés liées à la chaîne logistique de transport ferroviaire entre la ville de Tshimbulu, à l’insuffisance de locomotives ainsi qu’au mauvais état des tronçons routiers entre la gare de Tshimbulu et le site de Katende ».
« Ce barrage est un des ouvrages susceptibles de booster le développement de la région kasaïenne en RDC », dit le ministre face aux sénateurs. Il annonce qu’une délégation congolaise se rendra, ce week-end, en Inde pour la reprise des pourparlers afin d’achever les travaux de ce projet.
« Avant l’arrêt du chantier décidé par New Delhi, les travaux étaient déjà achevés de 55% pour la partie génie civil. Cet arrêt des travaux est notamment dû à l’insécurité dans la zone du projet causée, à l’époque, par la rébellion de Kamwina Nsapu », a-t-il expliqué, en évoquant aussi l’éviction et le non-remplacement, par le gouvernement indien, de la société Angelics international Ltd pour exécuter les travaux.
Le sénateur Denis Kambayi Cimbumbu, auteur de la question orale avec débat, affirme avoir été « suffisamment éclairé sur la question ».
En décembre dernier, le ministre Olivier Mwenze s’est rendu sur le site pour faire un état des lieux, mais aussi pour évaluer les besoins avec les partenaires impliqués afin de relancer les travaux de ce projet.
Outre la construction d’une centrale hydroélectrique de 64 MW, le projet comprend également plusieurs lignes de transport d’électricité d’une longueur de 130 km. La première ligne reliera Kananga à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental en passant par le territoire de Tshimbulu.
La seconde partira de Kananga jusqu’à Bunkonde, une localité du territoire de Dibaya, dans la province du Kasaï-Central. Cette autre ligne sera longue de 30 km. Lors du lancement des travaux en 2011, le coût de l’ensemble du projet était évalué à 280 millions de dollars, financés en partie par le gouvernement indien.
François Kitoko

