Les Etats membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) travaillent sur les détails les plus fins pour choisir un pays pour accueillir l’Institut monétaire de l’Afrique de l’Est qui deviendra plus tard la Banque centrale de l’Afrique de l’Est. C’est ce qu’a annoncé Rebecca Kadaga, ministre ougandaise des Affaires de la Communauté de l’Afrique de l’Est ce jeudi 02 juin.
Elle souligne que l’Ouganda, la Tanzanie, le Burundi et le Kenya ont soumis des demandes pour accueillir l’institut et que les quatre pays sont en cours d’examen pour décision. Mais selon les banques centrales, une monnaie unique de l’EAC peu probable d’ici 2024.
« D’ici la fin de cette année, nous devrions savoir quel pays accueille l’institut monétaire. L’institut sera la Banque centrale de l’Afrique de l’Est. Nous espérons que si nous avançons comme prévu, d’ici 2024, nous aurons une monnaie unique », a déclaré Mme. Kadaga lors du sommet des affaires Ouganda-RDC à Kinshasa, capitale congolaise.
L’EAC compte désormais cinq Etats membres, dont l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda, le Burundi et la RDC, qui ont officiellement rejoint le bloc en avril. Cependant, seuls quatre pays, à part la RDC, ont jusqu’à présent ratifié le protocole sur la monnaie unique.
Le Soudan du Sud reste un Etat observateur, car il n’a pas encore harmonisé ses lois internes et a encore des lois qui empêchent la libre circulation des personnes.
D’après la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, les divergences dans les politiques monétaires continuent de faire obstacle à la réalisation de la monnaie unique. « Il est essentiel d’examiner comment les économies convergent avant de former une union monétaire », a indiqué le rapport.
En 2019, le projet d’avoir une monnaie unique pour l’Afrique de l’Est d’ici 2024 s’est effondré après que le Conseil des ministres de l’EAC, l’organe central de décision et de gouvernance de l’EAC, a décidé que le délai n’était pas réalisable. En conséquence, les Etats membres ont chargé le Secrétariat de la CAE de constituer une équipe d’experts régionaux pour examiner la feuille de route et proposer de nouveaux délais.
Ali Maliki

