L’armée malienne a, dans un communiqué publié le week-end, annoncé avoir ouvert des enquêtes après la publication sur les réseaux sociaux des informations sur le meurtre d’au moins cinquante-trois civils à Bandiagara, situé à Mopti, dans le centre du Mali.
D’après cette source, ces enquêtes permettront d’affirmer ou d’infirmer ces informations. Toutefois, l’armée malienne dénonce les entreprises de « désinformation » et certains médias, même si elle ne fournit aucune précision sur les évènements eux-mêmes, ni sur la provenance des informations évoquées.
RFI a fait état, début septembre, d’exactions imputées par de nombreuses sources locales selon elle aux soldats maliens, à des supplétifs russes et aux membres d’une communauté de chasseurs traditionnels dans le village de Nia-Ouro, non loin de Gouni-Habé, dans la région de Mopti.
« L’état-major général des armées appelle une fois de plus à la vigilance et à la retenue contre ces velléités propagandistes, d’intox et de désinformation de certains médias dont le seul but est de semer le chaos, la haine, la division et la désolation au Mali », dit le communiqué de l’armée.
L’armée malienne est souvent accusée d’exactions, y compris par la mission de l’ONU déployée dans le pays. Cette région connue pour abriter des djihadistes de la katiba Macina, affiliée à Al-Qaïda, a été le théâtre d’opérations de l’armée malienne pendant plusieurs jours.
Raymond Nsimba

