Ce mardi 5 avril, Oumar Mariko, figure de l’opposition malienne, a été convoqué par la gendarmerie, a annoncé un membre de sa famille cité par l’AFP. Selon ses proches, la convocation de M. Mariko, 63 ans fait suite aux critiques à l’encontre la junte au pouvoir et d’avoir suggéré que « l’armée était en train d’assassiner des gens ».
La Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI), son parti, a, dans un communiqué, rapporté que « des hommes armés étaient allés à son domicile dimanche ». Et, après qu’ils ne l’ont pas trouvé, « ils ont encerclé son domicile et attendent son arrivée pour procéder à son enlèvement ».
La SADI dénonce « les intimidations et les menaces du pouvoir ». Cette formation politique dit prendre « l’opinion nationale et internationale à témoins sur les dérives autocratiques du régime de la transition ».
Il y a quelques jours, l’opposant avait accusé l’armée, dans une vidéo prise au cours d’une réunion publique, d’avoir « assassiné des gens à Moura dans le centre du pays ». Il a jugé « inacceptables » toutes les tueries récentes survenues au Mali.
L’armée malienne est au centre d’une polémique qui ne cesse de prendre de l’ampleur. En effet, elle a annoncé vendredi dernier avoir tué « 203 combattants » de « groupes armés terroristes » lors d’une opération dans une zone sahélienne menée du 23 au 31 mars.
Mais cette annonce est remise en cause par la France et les Etats-Unis et les Nations unies. Ils soupçonnent les soldats maliens et de mercenaires russes, d’être auteurs de possibles exactions.
Dinho Kazadi

