Environ 1.200 doses de vaccins d’essai contre Ebola sont arrivées en Ouganda. L’annonce a été faite par le ministère ougandais de la Santé jeudi 8 décembre.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il s’agit du premier lot de l’un des trois vaccins-candidats contre la souche soudanaise du virus Ebola.
« C’est un jour historique pour le pays et le monde de la recherche scientifique en santé. Pour la première fois, des vaccins destinés à des essais cliniques sont produits en moins de 90 jours après le début d’une épidémie d’Ebola. C’est un effort remarquable », a noté le communiqué de l’OMS.
Aucun nouveau cas en neuf jours
Selon des critères fixés par l’OMS, une flambée de la maladie est déclarée terminée après 42 jours consécutifs (soit deux fois la période d’incubation de la maladie) sans nouveau cas.
« Cela fait neuf jours aujourd’hui que nous n’avons aucun nouveau cas d’Ebola, mais cela ne signifie pas que nous sommes sortis de l’épidémie. L’Ouganda encourage les scientifiques à poursuivre la recherche pour soutenir la fourniture de médicaments et de vaccins appropriés afin de prévenir de futures épidémies », a déclaré Jane Ruth Aceng en recevant les vaccins.
Les vaccins livrés ont été développés par l’Institut Sabin situé aux Etats-Unis avec le soutien des autorités américaines.
Deux autres, l’un développé par l’université d’Oxford et l’Institut Jenner au Royaume-Uni et produit par le Serum Institute of India et l’autre développé par l’organisation de recherche scientifique International AIDS Vaccine Initiative (IAVI), viendront s’ajouter un peu plus tard.
Il s’agit d’un essai de vaccination « en anneau », méthode où sont ciblés des contacts des malades, voire des contacts de contacts.
Ebola est une fièvre hémorragique virale souvent mortelle. La maladie doit son nom à une rivière de la République démocratique du Congo (RDC) où elle a été découverte en 1976.
L’Ouganda, pays d’Afrique de l’Est, a connu six épisodes d’Ebola, dont le dernier en 2019. Quatre d’entre eux ont été causés par la souche dite soudanaise.
Ali Maliki

