La RDC, l’Angola et la Zambie ont signé un accord visant à faciliter le transport de leurs minerais vers des marchés extérieurs par la voie du Corridor de Lobito en Angola mardi 4 juillet.
Les présidents Félix Tshisekedi de la RDC, João Lourenço de l’Angola et Hakainde Hichilema de la Zambie se sont retrouvés à Lobito. Ils ont convenu d’utiliser « de façon optimale » le corridor ferroviaire angolais de Lobito, situé près des régions minières du Grand Katanga en RDC et du Copperbelt en Zambie.
Pour le président Tshisekedi, la pleine opérationnalisation de ce corridor permettra in fine le désenclavement des mines de la Zambie et de la RDC. « De même que l’accès et la circulation d’intrants indispensables aussi bien à l’industrie minière qu’agricole, quant en termes d’extraction que de production », rapporte la presse présidentielle.
La même source souligne que le corridor de Lobito est « stratégique » dans la chaîne logistique de l’industrie minière. Il offre l’itinéraire le plus court pour les exportations, reliant les principales régions minières de la RDC et de la Zambie à l’Océan Atlantique réduisant ainsi les délais de transport de quelques semaines à quelques jours ainsi que les coûts logistiques.
Ces trois pays voisins ont concédé l’exploitation de ce corridor frontalier au consortium Lobito Atlantic Railway. Ce dernier est formé par les sociétés Trafigura (de la Suisse), Vecturis (de la Belgique) et Mota-Engil (du Portugal).
Joe Kashama

