Au moins trente-deux personnes, dont vingt-cinq éleveurs, ont été tuées, lors des deux attaques perpétrées par des présumés djihadistes membres de la branche ouest-africaine du groupe État islamique dans la région du lac du Tchad et l’Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria, a annoncé jeudi 27 juillet une milice anti-djihadiste.
Selon chef de milice locale, les terroristes ont tué les éleveurs et sont partis sans rien leur prendre. « Les jihadistes leur avaient ordonné de quitter la zone, les accusant d’espionner pour le compte de l’armée et des milices locales qui les combattent », a expliqué Babakura Kolo.
L’un des membres de la milice, qui était sur le lieu de l’enterrement mercredi 26 juillet, affirme que « la majorité des 25 victimes ont été tuées par balles tandis que certains ont été tués à l’arme blanche » fait savoir Umar Ari.
Le nord-est du Nigeria, une partie contrôler des pans entiers par le groupe État islamique en Afrique de l’ouest (ISWAP). Boko Haram et l’Iswap, groupes rivaux, ciblent de plus en plus les bûcherons, les éleveurs, les agriculteurs, les pêcheurs et les ferrailleurs, qu’ils accusent d’être des informateurs.
Depuis le début de la rébellion de Boko Haram en 2009, le conflit a fait plus de 40.000 morts et deux millions de déplacés au Nigeria, et a déclenché une grave crise humanitaire.
Raymond Nsimba

