Alors que le vol de câbles et le transport de matières premières continuent de perturber les chemins de fer en Afrique du Sud, Transnet, compagnie publique du rail, appelle le gouvernement à renforcer la sécurité.
Cette compagnie exhorte la justice à sévir contre les malfaiteurs. D’après Transnet, ces vols coûtent l’équivalent de près de 2,8 milliards de dollars par an.
« Le phénomène qui sévit dans le pays d’Afrique australe depuis des années, représente l’un de nos plus grands défis et a un impact significatif sur les opérations, entraînant une réduction des exportations de charbon et d’autres matières premières », a déclaré Portia Derby, PDG de Transnet à l’AFP, lors d’une rencontre avec la presse à Johannesburg.
Selon Mme Derby, la seule façon d’avoir un système ferroviaire fiable est d’améliorer la sécurité des trains d’une part, mais aussi de s’assurer qu’ils roulent réellement.
« Pour lutter contre le pillage des câbles électriques afin d’en extraire le cuivre, le gouvernement a interdit l’exportation de ferraille l’année dernière. Cette mesure n’est pas assez dissuasive. D’où le gouvernement doit augmenter le taux de condamnation pour faire beaucoup mieux », pense Mme Derby.
Epine dorsale logistique de l’industrie la plus avancée du continent, Transnet détient les chemins de fer et les ports d’Afrique du Sud. Cette compagnie publique de rail envisage de passer à des locomotives diesel afin d’éviter que les trains ne restent bloqués à cause de la disparition de câbles électriques.
L’an dernier, plus de 1.500 kilomètres de câbles ont été dérobés, mais seuls 4% des personnes arrêtées ont été condamnées, a souligné la directrice de Transnet.
Mervedie Mikanu

