La star franco-malienne de la chanson, Aya Nakamura va livrer un concert à Kinshasa, une première dans la capitale de la RDC. Et ses fans, aussi nombreux qu’enthousiastes, ne boudent pas leur fierté de voir sur scène, d’aussi près, leur star aux multiples hits.
« Aya à Kinshasa, mais c’est presque un évènement ça. Je la kiffe trop, j’aime bien son mood, son insouciance. Sa musique est pour moi une thérapie. (Copines, Djadja, Jolie nana, Bad boy avec Fally) sont mes titres favoris », confie Grâce, étudiante à l’Université Protestante au Congo, croisée à l’entrée de son auditoire.
Pour le concert, Grâce qui affirme avoir déjà acheté son billet, n’attend qu’une chose : « que son artiste mette le feu », « Je veux garder de ce concert un souvenir marquant. J’aimerais qu’elle se lâche, quelle nous amène dans son monde enchanté comme souvent dans ses titres ».
« J’écoute beaucoup Aya. J’aime son style musical, sa manière de raconter les choses de la vie courante. J’adore la façon plaisante qu’elle a de raconter l’amour notamment. Aya Nakamura a une forte personnalité, et ça se remarque dans chacune de ses chansons, et ça aussi, c’est quelque chose que j’aime chez elle », dit passionnément Naomie Nkate, étudiante en architecture et fan inconditionnelle de l’artiste.
Les fans, Aya Nakamura n’en a pas que des femmes. Il y a aussi des hommes à Kinshasa, qui apprécient la kickeuse et toplineuse Franco-Malienne à la voix monocorde. C’est le cas de Dolin Mutombw, passionné de musique et artiste comédien, rencontré dans la commune de Lemba.
« Ce qui me plaît premièrement chez cette artiste, c’est son fort caractère, sa personnalité, mais également sa manière de faire face à l’adversité. Elle a réussi à s’imposer dans un univers complexe où les femmes sont parfois reléguées au second plan. Au début, personne ne lui donnait aucun crédit, mais elle a cru en elle, en son potentiel, et aujourd’hui tout le monde s’incline », raconte Dolin.
Pour le concert, Dolin n’est pas assez exigeant, selon lui, « Aya n’a plus rien à prouver. Qu’elle fasse tout simplement ce qu’elle sait faire de mieux, chanter. Qu’elle nous fasse savourer sa technique vocale adorable ».
Après Kinshasa, où elle va livrer son concert public à l’Athénée de la Gombe ce vendredi 8 septembre. Aya Nakamura va poursuivre sa tournée africaine à Brazzaville. Juste en face. Puis à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Avant de finir à Bamako, dans son Mali natal, un retour aux sources qui promet d’être émouvant.
Dinho Kazadi

