Samedi 23 septembre, les autorités éthiopiennes ont annoncé avoir entamé une deuxième série de négociations avec l’Égypte et le Soudan sur le Grand barrage éthiopien de la Renaissance, projet au cœur de dissensions entre les trois pays.
Dans message sur le réseau social X, le ministère éthiopien des Affaires étrangères confirme que le deuxième cycle de la négociation tripartite entre l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan concernant l’exploitation annuelle du Grand barrage éthiopien de la Renaissance (GERD) a débuté aujourd’hui, le 23 septembre 2023, à Addis-Abeba.
« L’Éthiopie s’est engagée à trouver une solution négociée et à l’amiable dans le cadre du processus trilatéral en cours », rapporte le ministère.
Projet colossal censé doublé la capacité de la production d’électricité de l’Éthiopie, le grand barrage de la Grand barrage de la Renaissance qui a coûté au moins 4,2 milliards de dollars, est au cœur des plans de développement d’Addis-Abeba. Seulement, sa construction est considérée comme un problème par l’Égypte et le Soudan traversés également par le Nil.
L’Égypte considère le barrage comme une menace existentielle, car elle dépend du Nil pour 97% de ses besoins en eau. Et, le Soudan pense que ce projet par considérablement impacter sur ses propres barrages. Les négociations entre les trois pays étaient au point depuis avril 2021.
Même si le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed avaient convenu, en juillet, de finaliser un accord dans les quatre mois. L’annonce par Addis-Abeba de la fin du remplissage du Grand barrage de la renaissance, le 10 septembre dernier, avait attisé l’ire du Caire qui craint pour sa survie.
Dinho Kazadi

