Alors qu’il séjourne en Belgique, le président Tshisekedi a, lors d’un échange avec la diaspora congolaise, affirmé vouloir d’un second mandat pour « restaurer la paix dans l’Est de la RDC ».
Félix Tshisekedi dit craindre de revoir les ennemis reprendre le dessus, au cas où il ne serait pas réélu. « Ils reprendront le dessus en complicité avec les nôtres ou ceux qui se disent de nôtres. Certains qui se disent congolais, alors qu’ils sont en intelligence avec l’ennemi, le fossoyeur et l’auteur de nos malheurs », a déclaré le président congolais.
En RDC, la présidentielle est prévue le 20 décembre. Mais à l’approche du scrutin, le climat politique se crispe. Entre l’opposition et le pouvoir, la pression ne faiblit pas. Le camp de l’opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, dit être « harcelé » par le régime du président Tshisekedi, dénonçant des arrestations, des procès de ses membres, mais aussi l’assassinat de Chérubin Okende, porte-parole d’Ensemble.
Pour le président Tshisekedi, la démocratie ne peut pas être une « aubaine pour certains, qui se disent Congolais de faire du tort au peuple en complicité avec les ennemis ».
« Je suis démocrate, mais je n’hésiterai pas à écraser ceux qui joueront avec la sécurité de notre pays et je vais le faire sans regret et sans remord. Je ne suis pas un dictateur, je ne suis pas un sanguinaire, mais pour défendre mon peuple, défendre notre dignité, je suis prêt à tout », a dit Félix Tshisekedi, faisant allusion à son discours polémique prononcé à Mbuji-Mayi en décembre 2022 dernier.
Mercredi 20 septembre, à la tribune de la 78ᵉ assemblée générale de Nations-Unies, le chef de l’Etat congolais a rassuré sur la tenue des élections. Elles sont censées avoir lieu le 20 décembre. Félix Tshisekedi, lui, est en quête de second mandat. Même si les opposants jugent son bilan chaotique.
Entre-temps, des alliances politiques se forment autour du président congolais. Jeudi, Cartel des acteurs du peuple (Cap), plateforme politique réunissant plus de cinq regroupements politiques, a investi Félix Tshisekedi candidat à la présidentielle. Cette structure justifie ses choix par les actions réalisées par M. Tshisekedi pendant son premier mandat.
Cette coalition formée par Alliance des mouvements de solidarité pour le changement (AMSC) de Mbusa Nyamwisi, Alliance des attachés au peuple (Aaap) de Laurent Batumona, Alliance pour la réforme de la République (A2R) d’Henriette Wamu, le Font Patriotique (FP) de Steve Mbikayi et l’Alliance et action pour l’Etat de droit (AE) de Richard Mulumba.
Béni Bavila

