La société civile du Nord-Kivu a, dans une déclaration, dit être insatisfaite du jugement sur le massacre de civils, tués lors d’une manifestation à l’appel de la secte Wazalendo à Goma.
Pour le président de cette structure, les agents de renseignement de la 34 région militaire, le maire de la ville et le général Constant Ndima, ancien gouverneur du Nord-Kivu et chef des opérations militaires, devaient être sur le banc des accusés. « Malheureusement, toutes ces personnes ne sont pas inquiétées », se désole Marrion Ngavo.
« La Société civile de la ville de Goma a accueilli avec satisfaction la condamnation de quatre personnes de la Garde républicaine et d’autres, qui ont été relaxées », affirme-t-il.
Cette déclaration fait suite à la condamnation le lundi 02 octobre 2023 du commandant de la Garde Républicaine, GR, et de trois autres militaires de la même unité accusés du massacre des civils du 30 août dernier à Goma. M. Ngavo Il plaide pour la libération de toutes les personnes arrêtées le jour de ces violences.
« Je pense qu’il faut des mesures correctives pour que cette chaîne de communication qui avait planifié le carnage de la population le 30 août puisse être devant la barre pour répondre de ses actes. Nous demandons également que toutes ces personnes qui sont en prison suite à cet évènement soient relâchées », a ajouté Marrion Ngavo.
Lors du verdict, le Colonel Mike Mikombe, Commandant de la garde républicaine, a été condamné à la peine de mort et radié de l’armée. Les trois autres militaires de la GR, de la deuxième classe, ont été condamnés à 10 ans. Par contre, le Colonel Bawili et le militaire Idris Kabamba aussi de la deuxième classe ont été acquittés par la Cour militaire.
RK

