Alors qu’il est en tournée dans l’ex-grand Bandundu, l’opposant Martin Fayulu déclare qu’à part le docteur Mukwege, aucun candidat de l’opposition n’a une bonne « moralité et éthique ». Des propos qui divisent au sein de l’opposition.
Pour Ensemble pour la République, parti de Moïse Katumbi, les déclarations de Fayulu dégagent des indices de trahison. Cette formation politique affirme que la candidature de son leader ne sera pas remplacée pour un « candidat commun ».
« Au nom de tous les jeunes d’Ensemble, nous disons que la candidature du président Moïse est définitive. Martin Fayulu doit arrêter de confondre 2018 et 2023 », a écrit Abel Amundala, conseiller de Moïse Katumbi, sur le réseau X.
Pourtant, Martin Fayulu déclare qu’il est candidat commun de l’opposition. Il estime qu’aucun candidat de l’opposition n’a son niveau de maîtrise des questions politiques, économiques, sociales et sécuritaires.
Le camp de Moïse Katumbi appelle la population à la vigilance de la candidature de M. Fayulu. « Le revirement de son boycott sent une forte odeur d’un compromis avec le régime Tshisekedi. Après celui de 2018, un autre compromis à l’africaine ne passera pas », a ajouté M. Amundala.
Pour Nouvel Élan d’Adolphe Muzito, ancien Premier ministre congolais, la question d’une candidature n’est pas à l’ordre du jour.
À deux mois des élections, l’opposition congolaise se divise davantage face à Tshisekedi, candidat à sa propre succession.
Béni Bavila

