Malgré des sanctions imposées au pays par la Cédéao après le putsch le président Bazoum, l’Union européenne a annoncé l’envoi des « médicaments essentiels » vers le Niger.
L’UE a organisé quatre vols transportant au total 58 tonnes de « fournitures sanitaires essentielles », rapporte l’AFP. L’organisation européenne indique avoir lancé une nouvelle opération de pont aérien humanitaire « transportant des médicaments et du matériel médical essentiels » vers Niamey, la capitale.
« Ils seront utilisés pour intensifier la réponse humanitaire dans le pays, où les stocks d’articles vitaux s’épuisent rapidement et où l’accès est sévèrement limité », précise l’UE.
Au Niger, les groupes humanitaires qui opèrent ont connu « des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement des articles clés, alors que la population, elle, a son tour a été confrontée à des augmentations drastiques des prix, d’après cette organisation.
Le Niger est soumis à de lourdes sanctions économiques de la part de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) depuis qu’un militaire a renversé le président Mohamed Bazoum en juillet dernier.
Dans la foulée, l’UE avait suspendu son aide financière au Niger.
Mais, le régime militaire a créé un fonds de solidarité qui serait alimenté par des prélèvements sur les transports, les communications, les taxes pétrolières et des dons. Ce mois-ci, il a annoncé qu’une réduction de 40% du budget 2023 du Niger en raison des sanctions soulignant la dépendance du pays à l’égard de l’étranger.
Le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a déclaré qu’il organise un programme d’austérité. En fait, ce programme va donner la priorité aux dépenses consacrées à la sécurité et aux salaires des fonctionnaires.
Josaphat Mayi

