À l’approche de la présidentielle en RDC, les candidats de l’opposition ont, dans une déclaration commune, exigé la publication des listes électorales dans chaque bureau de vote.
Il s’agit de Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Denis Mukwege, Delly Sesanga, Seth kikuni, Franck Diongo et de Marie-José Ifoku. Ils demandent aussi « la publication de la cartographie des bureaux de vote et la géo-localisation des machines à voter ».
Ces sept candidats disent être déterminés à œuvrer pour empêcher toute manipulation des résultats des votes de compatriotes congolais. Ils appelle à « une veillée électorale devant tous les bureaux de vote et à observer le dépouillement des votes jusqu’à la fermeture des bureaux ».
« Nous invitons la Cour constitutionnelle, la Céni et toutes les institutions publiques à garantir la transparence, la crédibilité et l’inclusivité du processus électoral », rapporte cette déclaration.
La Céni affirme qu’elle va continuer « à organiser des concertations avec toutes les parties prenantes, y compris les candidats présidents de la République ». Pour l’organe électoral, les défis techniques, opérationnels et logistiques qu’il a rencontrés ne doivent pas « faire objet d’une récupération politique ». La Céni fait allusion à l’illisibilité de certaines cartes d’électeur et le problème d’espace physique pour l’affichage des listes des électeurs.
En RDC, les élections générales sont prévues le 20 décembre, selon le calendrier électoral. La Cour constitutionnelle a validé la candidature de Moïse Katumbi. Et vingt-six candidats sont en lice. Félix Tshisekedi, candidat à sa propre succession, fera face à une opposition qui semble se présenter en ordre dispersé. Même si elle entend se réunir autour d’une candidature commune.
Béni Bavila

