Alors que le Cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, a qualifié les élections du 20 décembre de « gigantesque désordre », Dénis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), réplique.
Pour lui, la Céni n’est à l’origine de du désordre qui a émergé à certains endroits. « Au contraire, nous avons essayé par tous les moyens de répandre les choses et d’appeler la police. Il y a des gens qui sont arrêtés en ce moment », a dit Denis Kadima à la presse.
Pour l’heure, la commission électorale publie les résultats partiels de la présidentielle. Le président Tshisekedi est en tête. Le jour de vote a été marqué par des incidents dans certains centres de vote. Les opérations de vote ont été prolongées. Certains sites de vote ont été saccagés. Des images qui circulent sur les réseaux montrent des personnes arrêtées avec des machines à voter.
Kadima assure que la Céni a mis en place une commission d’enquête. D’après lui, plusieurs options sont actuellement sur la table, dont l’annulation des résultats de certains centres de vote. Il déplore le fait que certains agents de la Céni sont agressés, alors que d’autres séquestrés.
« Il y a des gens qui sont arrêtés, il y a des machines qui sont en sécurité avec l’intervention de l’armée parfois. J’ai fait intervenir l’armée à Kisangani par exemple, donc, nous n’avons pas croisé les bras », a déclaré le président de la Céni.
Entre-temps, les opérations de vote se sont poursuivies dans certains coins au-delà du délai fixé par la loi électorale. « Chaque fois qu’on me demandait : Est-ce que vous allez organiser de bonnes élections ? J’ai toujours dit, cette question ne peut pas être posée à la seule Céni, on doit la poser à tout le monde parce que nous, nous nous occupons de la gestion électorale. Il y en a qui s’occupent de la sécurisation, d’autres s’occupent du financement. Et puis la société aussi a un rôle à jouer », a indiqué Dénis Kadima.
La Rédaction

