Ce mardi 6 février, la police kenyane a annoncé l’arrestation du principal suspect après un incendie meurtrier à Nairobi, capitale du Kenya, dans le cadre des enquêtes.
De qui s’agit-il ? Selon la police, c’est un homme nommé Derrick Kimathi. Il loue le site « illégal » de stockage et remplissage de gaz de pétrole liquéfié (GPL), où l’incident s’est produit. Trois fonctionnaires de cette agence gouvernementale ont déjà été arrêtés. Ils sont accusés d’avoir indûment autorisé l’implantation de cette installation de gaz à Embakasi, quartier densément peuplé.
Depuis, le site est au cœur d’une polémique et de vives critiques envers le gouvernement. L’Autorité de régulation de l’énergie et du pétrole (EPRA) assure avoir rejeté trois demandes de construction d’une usine de stockage et remplissage de GPL sur ce site. Pour les ministres de l’Energie et de l’Intérieur, l’usine a été construite « illégalement » et avait été démolie par l’EPRA à deux reprises en mars 2020 et janvier 2021.
Entre-temps, le directeur du site est toujours recherché, mais aussi deux chauffeurs et deux employés de l’Autorité nationale de gestion de l’Environnement, selon le Directoire des affaires criminelles (DCI), en diffusant leurs photos sur le réseau social X.
Jeudi dernier, un incendie d’une explosion à gaz a fait près de six morts et 280 blessés à Nairobi.
Samedi, le président William Ruto a fustigé « l’incompétence et la corruption » des fonctionnaires qui ont accordé cette licence. Alors que cette affaire fait grand bruit et que son gouvernement essuie des critiques, le président kényan affirme que ces fonctionnaires doivent être licenciés et poursuivis pour leur crime.
Ephra Kimuana

