L’ANC, parti au pouvoir, a accusé devant un tribunal le parti politique soutenu par l’ex-président Jacob Zuma de « vol de propriété intellectuelle et de patrimoine » après le changement de nom et de logo.
Le parti au pouvoir indique dans un communiqué avoir demandé d’empêcher le parti de Zuma de se faire passer pour un parti lié à l’ANC. C’est par l’utilisation de la marque « Umkhonto We Sizwe ».
L’ANC réclame également l’interdiction pour le MK d’utiliser un logo, représentant un combattant muni d’une lance et un bouclier, quasi identique à celui de l’ancienne organisation armée.
Jacob Zuma, ancien pilier du Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir depuis trente ans et ennemi politique du président Cyril Ramaphosa, a annoncé en décembre dernier de soutenir le petit parti radical Umkhonto We Sizwe (MK, lance de la nation en zoulou).
En fait, MK est le nom de la branche armée de l’ANC pendant les décennies de lutte contre l’apartheid. Selon l’ANC, ce parti utile illégalement des marques, symboles et son héritage.
Mais le tribunal sud-africain a rejeté un précédent recours de l’ANC, réclamant que le parti MK soit tout simplement interdit de participer aux élections. « Nous estimons qu’il n’y a rien d’illégal dans l’enregistrement du MK comme parti politique en septembre », a tranché la justice.
Alors que ce pays vote le 29 mai prochain pour renouveler un Parlement qui choisira ensuite le prochain président, la justice devra rendre une décision dans les prochains jours.
Entre-temps, Jacob Zuma, 81 ans, a appelé mercredi d’autres mouvements politiques à joindre les rangs du MK après l’audience à Durban, dans l’est de l’Afrique du Sud.
« Le mouvement créé par nos ancêtres, l’ANC, s’est écarté du droit chemin ces derniers temps. Nous devons gagner haut la main, avec une majorité des deux tiers », a dit l’ex-président (2009-2018).
Josaphat Mayi

