En Ouganda, un groupe de 22 personnes a décidé de saisir la Cour suprême pour contester la loi anti-LGBT+ votée en mars 2023 ce lundi 15 avril.
Cette loi, considérée comme l’une des plus répressives au monde, prévoit des peines sévères pour les personnes ayant des relations homosexuelles et faisant la « promotion » de l’homosexualité.
Malgré le rejet d’une demande d’annulation de cette loi par la Cour constitutionnelle, ces individus, soutenus par leur avocat Nicholas Opiyo, persistent dans leur combat pour la justice et l’égalité. Parmi les plaignants se trouvent des personnalités influentes telles qu’un député du parti au pouvoir, le directeur d’une ONG de défense des minorités sexuelles et un journaliste.
Les critiques contre cette loi ne cessent d’affluer, tant au niveau national qu’international. Des organisations de défense des droits humains, des gouvernements occidentaux et des institutions internationales condamnent fermement cette législation. Les Etats-Unis ont même imposé des sanctions à l’encontre de l’Ouganda en réponse à cette situation.
Malgré le soutien populaire que cette loi rencontre dans un pays majoritairement conservateur, les plaignants restent déterminés à faire valoir leurs droits. Ils contestent, notamment, le fondement du jugement de la Cour constitutionnelle, mettant en avant des preuves jugées irrecevables.
De son côté, le président Museveni, au pouvoir depuis 1986, dit qu’il ne cédera pas aux pressions occidentales qui se multiplient sur son pays depuis un an.
Ben Tshokuta

