Le camp du 43e Bataillon d’Infanterie de Marine (BIMA) de Port-Bouet sera officiellement rétrocédé à la Côte d’Ivoire le 20 février prochain. C’est une étape importante dans le réaménagement du dispositif militaire français sur le continent africain.
La cérémonie de rétrocession se déroulera en présence des ministres de la Défense français et ivoirien, Sébastien Lecornu et Téné Birahima Ouattara.
Cette décision, annoncée fin décembre par le président ivoirien Alassane Ouattara, s’inscrit dans une volonté de rendre la présence militaire française moins visible et de l’adapter aux besoins spécifiques des pays concernés. Elle survient dans un contexte de tensions croissantes avec plusieurs nations africaines, notamment le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, où les forces françaises ont été contraintes de se retirer.
Le départ du 43e BIMA se déroule en concertation avec les autorités ivoiriennes. Des parachutistes ivoiriens sont déjà présents sur le camp de Port-Bouet depuis janvier, assurant une transition progressive. La Côte d’Ivoire demeure un allié stratégique de la France en Afrique de l’Ouest, où le 43e BIMA jouait un rôle crucial dans la lutte contre les groupes jihadistes sévissant au Sahel et dans le nord des pays du golfe de Guinée.
Si la majeure partie des troupes françaises quittera le camp de Port-Bouet, rebaptisé Thomas d’Aquin Ouattara, un détachement d’environ 80 soldats y resteront pour assurer des missions de formation et d’accompagnement des forces ivoiriennes.
Ephraïm Kafuti

