Chadema, parti d’opposition en Tanzanie, a dénoncé son exclusion aux élections présidentielles et législatives prévues en octobre prochain ce mardi 15 avril.
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) de Tanzanie avait déclaré samedi, quelques jours après l’inculpation pour « trahison » du président de Chadema Tundu Lissu, passible de la peine de mort, que tout parti qui n’a pas signé le nouveau « code de conduite électoral » ne serait autorisé à participer à aucune élection lors des cinq prochaines années.
Chadema a refusé de le signer car il n’inclut pas les réformes électorales qu’il réclame. Le gouvernement et la commission électorale se sont entendus « pour saper les fondements d’élections libres et équitables », afin de « garantir que le parti au pouvoir, le CCM, (y) reste », a déploré lors d’une conférence de presse Rugemeleza Nshala, un des avocats de Chadema.
« Les mesures prises par la Commission électorale nationale indépendante contreviennent à la Constitution de la République-Unie de Tanzanie », a ajouté l’avocat. Le parti de M. Lissu accuse le gouvernement de la présidente Samia Suluhu Hassan de retomber dans les pratiques autoritaires de son prédécesseur John Magufuli (2015-2021).
« Les qualifications requises pour briguer divers postes électoraux sont définies dans la Constitution de la République de Tanzanie et la signature du code d’éthique électoral n’y figure pas », selon M. Nshala. « Un droit constitutionnel ne peut être supprimé par des règlements émis par la commission électorale », a-t-il encore estimé.
AFP/Sahutiafrica

