En Afrique du Sud, le parquet a annoncé l’abandon de poursuites contre le président Cyril Ramaphosa dans une affaire de blanchiment d’argent et de corruption dénommée « Phala Phala ».
Selon la justice, l’enquête n’a pas révélé de preuves de blanchiment d’argent, de corruption, de violations des réglementations fiscales ou de l’enlèvement des voleurs, comme l’avait affirmé Arthur Fraser, ancien chef du Renseignement sud-africain.
En fait, cette enquête avait été lancée après une révélation d’Arthur Fraser, accusant le président Ramaphosa d’avoir tenté de dissimuler le vol de quatre millions de dollars en liquide dans sa ferme située à Phala Phala en 2020, mais aussi d’avoir organisé l’enlèvement des voleurs pour acheter leur silence.
Ramaphosa, qui avait reconnu le cambriolage mais nié les autres accusations, avait expliqué que l’argent provenait de la vente de buffles.
Après une enquête menée par une unité de police spécialisée dans la lutte contre la corruption, la procureure du Limpopo a conclu qu’il n’y avait pas de perspective raisonnable de condamnation en raison du manque de preuves.
Ce scandale, qui avait éclaté en juin 2022, a terni l’image du président et contribué à la perte de la majorité absolue de l’ANC lors des dernières élections en mai.
Ephraïm Kafuti

